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Les
Druides et Bardes
La
puissance des Druides
Les
druides ont impressionné les autre grecs et latins, mais
le seul décrit précisément est l'Eduen
DIVITIACOS. Rien dans son apparence et ses vêtements ne
différencie ce druide d'un membre de l'aristocratie.
D'importants
privilèges
il
n'est pas certain que les druides aient existé dans tout
le monde celtique, mais en Gaule, en Grande-Bretagne et en
Irlande, ils forment in clergé hiérarchisé
et élisent un des leurs comme chef suprême.
Conseille
des rois, les druides occupent une position sociale importante au
côtés des nobles et bénéficient de
privilèges : ils ne paient pas d'impôts et sont
dispensés du service armé.
Ils
interviennent dans tous les domaines : politique, religieux et
judiciaire. A la fois prêtre, médecins, philosophes,
professeurs et juges, les druides sont surtout choisis parmi les
nobles.
Ils
suivent pendant une vingtaine d'années un enseignement
oral.
Intermédiaire entre les dieux et les
hommes
Membres du clergé,
gardiens des traditions , les druides règlent les
cérémonies religieuses.
Ils président à
certains sacrifices et annoncent l'avenir en examinant la façon
dont les victime agonisent. Les Druides croient en l'immortalité
de l'âme et enseignent à leurs élèves
que la vie se poursuit dans un autre monde après la mort.
Grâce
à leurs connaissances en astronomie, ils établissent
le calendrier fondé sur la lune et fixent les jours
favorables aux fête religieuse latin pline nous a décrit
le déroulement d'une cérémonie au cours de
laquelle les druides, vêtus d'une robe de lin blanche,
cueillent le gui sacré dans les chêne avec faucille
en or.
Professeurs et juges
L'une des taches principales
des druides est d'instruire les nobles. Les celtes connaissent
l'écriture et utilisent l'alphabet grec, mais les druides
transmettent leur savoir oralement car il concerne les domaines
sacrés, réservés à une élite.
Les
druides rendent la justice et leurs décisions sont
respectées par tous. Intervenant dans les affaires de
meurtre, d'héritage et dans les conflits entre les tribus,
ils fixent les condamnations et peuvent exclure de la société
ceux qui refusent de s'y soumettre. Chaque année, les
druides se réunissent sur le territoire des Carnutes, dans
la région de Chartes et d'Orléans. Ils arbitrent et
règlent les querelles entre les tributs et les différends
entre les chefs.
Persécutés par l'empire romain
Pour
Rome, les druides sont la seule force capable de lui opposer une
résistance parce qu'ils assurent l'unité entre les
tribus celtes. Face à ce danger, l'Empire romain persécute
ces prêtres. En Grande-Bretagne, les sanctuaires sont
détruits au cours de campagnes militaires. En Gaule, dès
le début du 1er siècle, les empereurs Tibère
et Claude édictent des lois qui interdisent aux druides
d'exercer leur fonctions.
Les Bardes sont gardiens de la mémoire
Ce sont des personnages
importants. Certains sont ac-compagné d'une escorte et ont
une place d'honneur à la table des banquets. Placés
au même rang que les druides, ce sont les gardiens de la
mémoire celte et des hymnes sacrés. Les bardes sont
aussi des poètes, ils composent des chansons célébrant
les exploits des guerriers et des chefs. Ils jouent d'une sorte
de lyre : la « cruth ».
Dieux
et Déesses
Regards des dieux
Comme tous les celtes, les
Gaulois sont très religieux. Ils adorent des centaines de
divinités différentes qui peuplent les rochers, les
forêts ou les eaux. Les découvertes archéologique
révèlent le nom de plus de 400 divinités,
alors que César affirme que les gaulois n'honorent que 6
grands dieux et déesses : le dieu du commerce, protecteur
des voyageurs et inventeur des arts; le dieu de la santé;
le dieu de la guerre auquel on offre butin, offrandes et
sacrifices humains; la déesse des techniques; le dieu du
ciel; le dieu des morts et des Enfers dont les Gaulois se
prétendent les descendants.
Une religion de la nature
Dans la civilisation gauloise
la nature, arbres, fleuves ou rochers, est très
importante. Les Gaulois vivent en contact permanent avec elle et
vénèrent des arbres sacrés, des montagnes,
des lacs, des sources miraculeuses où vivent souvent un
dieu ou une déesse guérisseur.
Divinités animales et animaux sacrés
Les gaulois adorent les
grands animaux sauvages qui parcourent leur territoire ou se
cachent au fond des épaisses forêts: le sanglier, le
cerfs le cheval, l'ours ou le taureau, souvent représenté
avec trois cornes, qui symbolise la vigueur et la force.
Trois grands dieux
Taranis,
le
Tonnerre,
règne sur les cieux et préside aux combats pendant
lesquels il se manifeste parfois avec son arme, le foudre: une
roue enflammée.
Teutatès,
est
le dieu protecteur de la communauté qui l'honore par de
grandes fêtes auxquelles tous participent.
La nature et le
rôle d'Esus
sont inconnus. Il est
représenté sur un pilier scupté, retrouvé
dans l'île de la Cité, à Paris, qui date du
1er siècle. Esus apparaît sous les traits d'un homme
barbu, vêtu d'une tunique, abattant un arbre dans une
fôret.
Le chaudron d'argent
Des
objets évoquent un cycle légendaire, comme le
chaudron d'argent découvert à Gundestrup au
Danemark, datant du 1er siècle. Il présente
plusieurs épisodes où les dieux sont mis en scène:
Taranis tend une roue enflammée symbolisant la foudre;
Cernunnos, assis au millieu d'animaux sauvages, présente
d'une main le serpent à tête de bélier, et de
l'autre un torque. Une des scènes illustre un sacrifice
offert à Teutatès, qui plonge dans une cuve un
petit personnage, tandis que défilent cavaliers et
fantassins conduits par le serpent à tête de bélier.
Le
Dieux Torque
La
Déesses Epona
Montage
de l'image de Péon Thierry, La Déesse Epona sur un
cheval au lieu d'un poney.
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